Dans le mécénat global, on choisit la cible de presque tout l’argent, une amélioration par rapport à la licence globale. Dans le détail ce n’est toujours pas ça. Et dire que l’on en parle dans le sens du don…
Déjà on est face au chantage don mensuel à somme fixe non choisie ou une oreille derrière toutes nos communications transitant par internet1. Étant sur OpenBSD, je n’aurai peut-être même pas le choix. Bref on est face à une taxe, même si on lit le contraire, mais avec un choix de répartition de l’argent dans un modèle de presque démocratie directe. Problème, on trouve une limite de 15% de don par artiste. Autre problème une partie de l’argent part chez un artiste, un blogueur ou un journal peu connu sans choix de notre part.
Bon le coup du choix du pourcentage de distribution c’est bien mais il faut aller jusqu’au bout je ne veux pas voir une partie de mon argent partir chez un branquignole ou une personne d’une opinion que je trouve exécrable, si vous le trouvez bon, payez le avec vos sous. Et je ne veux pas voir quelqu’un me reprocher de ne pas aimer les artistes inconnus, les habitués de ce blog savent que j’ai écrit un paquet pour le logiciel libre et l’art en libre diffusion.
À priori la base de données artiste serait internationale. C’est une bonne chose. Après le décideur de l’acceptation ou non dans la base de données reste flou. Et puis je n’ai jamais eu besoin d’autre intermédiaire que ma banque pour faire don à un artiste. Je n’ai pas besoin d’une autre structure qu’il va bien falloir financer.
Autre problème, les artistes ne valent pas plus que les autres. Le gars qui gratte deux accords en bas de chez moi ne vaut pas plus que le type qui va déneiger l’entrée de sa vieille voisine en même temps que la sienne. On doit le généraliser avec les réductions d’impôts pour le monétaire. Le don n’étant pas forcément monétaire.
Folie que ce besoin absolu de contrôle de l’autre. On va finir avec des DRMs sur les brosses à dents.
Il faut supprimer tout contrôle de l’art par l’État et laisser faire le « marché ». Les artistes mettront un peu plus de temps, bosseront à coté mais continueront leur passion, leur art. Il reste pour beaucoup de musiciens le live. Les sites de presse payants de qualité avec quelques contenus gratuits comme appâts comme arrêt sur image ne se portent pas si mal. Il faut aussi former des policiers supplémentaires pour s’occuper des pirates. Les majors vont aller mal. En même temps quand on se fout le la gueule de ses clients, on les insulte ( voir une certaine affiche ) et on passe de l’édition de musique à l’édition de cd pour capote chantante forcément les temps sont durs en fin de vie du cd. La disparition des majors sera plutôt saine.
Bref là où il faut plutôt légiférer pour protéger l’internaute français, citoyen français, contre les DRMs, le manque de concurrence chez les FAI, … Et bien on protège une bande de cuistres ayant mal dirigé leur entreprise.
En soit une médiathèque international contenant tout le monde dans un vrai modèle internet (P2P) avec une biodiversité logiciel serait un plus. Nous autres internautes pouvons déjà bâtir une médiathèque de ce genre pour l’art, l’information en libre diffusion et le domaine public. Il nous faut juste un protocole de P2P permettant de diffuser ce que l’on aime et dont la licence le permet. Il doit en plus, si on le choisit, utiliser des ressources de sa machine pour diffuser une partie de la médiathèque globale suivant les besoins du réseau. On doit aussi rajouter un transfert des informations pour le don ou l’achat d’une création de l’esprit si possible ( problème des morts ). Il faudrait une modération à la wikipédia pour éjecter le non diffusable légalement se retrouvant sur le réseau.
Sur ce, non au mécénat global ! Oui au mécénat partagé !
1 D’ailleurs je n’ai pas regardé si on trouvait des exceptions pour les connexions professionnelles voir personnelles de personnes tenues au secret professionnel.
2009 September 18
coup de gueule · politique · réflexion
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